Dolores Claiborne (Stephen King)

À Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s’est passé il y a trente ans, et si l’accident qui, le jour de l’éclipse, a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne était vraiment un accident… 
Aujourd’hui, la vieille dame est à nouveau soupçonnée : la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, vient d’être découverte morte dans sa demeure. 
Seule témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéale. Elle n’a désormais plus le choix : elle doit passer aux aveux. Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, se souvenir de l’horreur qu’elle vécut il y a trente ans. Dire toute la vérité : une vérité terrifiante.

Le Livre de Poche – 2019 – 356 pages – Lu : 20.10.2020-23.10.2020

Etonnant. Malaisant. Magistral.

Ce roman a un style bien particulier, puisqu’il s’agit d’un monologue de la première à la dernière page, ce qui en fait un véritable page turner. Impossible de le refermer tant je voulais continuer à « écouter » ce que Dolores avait à nous dire.

Encore une fois, Stephen King nous présente là un personnage torturé, au coeur plein de noirceur. Pourtant, j’ai réussi à m’attacher à Dolores et à avoir pour elle beaucoup d’empathie.

Les propos de Dolores donnent à cet ouvrage une ambiance glauque et plutôt malfaisante, que l’on retrouve dans l’oeuvre du King au travers de ses autres romans. Cette plume si particulière qui fait de l’auteur un écrivain hors du commun.

Accusée du meurtre de sa patronne, c’est pourtant des aveux à propos de la mort de son mari que Dolores fait dans son récit. Et pour justifier son acte, elle nous relate les faits qui l’ont amenée à commettre l’irréparable, et c’est ce qui m’a permis d’avoir autant de compassion pour elle.

Sans être un coup de coeur, ce roman m’a vraiment beaucoup plu. Mais ne me demandez pas d’explication, je ne saurai vous dire pourquoi. La personnalité de Dolores sans doute, celle de Vera aussi, qui prend une place importante dans le récit, cette famille brisée, le franc parler de Dolores, autant d’ingrédients qui ont su capter toute mon attention.

Underground – (S.L. Grey)

Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut de gamme ? Et qu’est-ce qui les lie à part une féroce volonté de vivre ? 

« Un roman dense, à l’atmosphère oppressante et menaçante, avec une fin qui décoiffe. » The Independent

Éditions Pocket – 2018 – 434 pages – 14.10.2020-19.10.2020

Oppressant et angoissant

Un huis-clos qui se déroule dans les profondeurs de la terre. Se croyant en sécurité dans ce bunker sous-terrain, nos survivalistes vont vite déchanter lorsqu’ils découvriront un premier corps. Un vent de panique et de paranoïa va régner dans le Sanctuaire, et chacun va perdre confiance en son voisin. Des alliances vont voir le jour, mais aussi des conflits.

Nous suivons chacun des personnages de près, puisque chaque chapitre est le point de vue de l’un d’entre eux, ce qui nous permet nous même de douter des intentions de chacun. C’est une ambiance angoissante et oppressante à souhait. La révélation finale m’a vraiment surprise, je ne m’y attendais pas du tout. Lisez-le, vous comprendrez !

Les disparus du Clairdelune – La Passe Miroir** (Christelle Dabos)

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité.

Gallimard Jeunesse – 704 pages – Lu : 1.10.2020-13.10.2020

Mystérieux évènements. Trahison et complots.

Ce second tome m’a beaucoup plus intéressée que le premier. En effet, je trouve qu’Ophélie a mûri au fil des pages et ce n’est pas pour me déplaire, moi qui la trouvait tellement naïve et empotée de prime abord. Elle est obligée de faire face et de prendre part aux complots du Pôle, mais aussi forcée de faire confiance à Thorn, parce qu’il est son seul allié et que lui seul est capable de la sortir du pétrin. Par contre, elle prend à coeur les responsabilités qu’on lui impose et sait maintenant s’affirmer lorsqu’il s’agit de prendre une décision.

Concernant la relation entre Ophélie et Thorn, elle prend un tour déroutant pour nos deux protagonistes. Thorn, quant à lui, se montre beaucoup plus sensible et ouvert que dans le précédent tome. Bien que toujours énigmatique, il en révèle un peu plus sur certains traits de sa personnalité. Je suis curieuse de voir le développement de tout cela dans le troisième tome, ainsi que de connaître le dénouement, ayant fermé le livre sur un twist final totalement inattendu.

La Princesse Noire

Capturée puis vendue comme esclave par des pillards vikings, Inga est achetée par une étrange châtelaine surnommée « la Princesse noire ». Quel est le secret de cette femme solitaire qui règne en maître sur un manoir en ruine où elle recueille des enfants infirmes abandonnés par leurs parents ?
Inga sent qu’un mystère pèse sur les lieux. Les adolescents dont elle a la garde chuchotent de bien curieuses histoires à propos d’une créature qui hanterait les souterrains. Un assassin qui, tel l’ogre des contes, viendrait à chaque nouvelle lune prélever son tribut de chair fraîche.
Qui se cache sous le masque d’un dieu barbare pour commettre ses crimes en toute impunité ? Quelles manigances se trament dans le secret des oubliettes ?
Dans la lignée de La Captive de l’hiver ou de L’Armure de vengeance, ce thriller médiéval entraîne le lecteur dans un tourbillon de mystères, de superstitions et de passions obscures.

Le Livre de Poche – 2012 – 288 pages – Lu : 27.09.2020-30.09.2020

Grosse déception

Je ne m’attarderai pas à chronique plus en détails ce roman, car ça a été une très grosse déception pour moi. Je n’ai pas du tout réussi à m’imprégner de l’ambiance, ni a à entrer dans l’intrigue. Je l’ai lu assez rapidement, pour pouvoir juste passer à autre chose. L’histoire ne m’a pas du tout intéressée, je me suis ennuyée… Je ne suis pas persuadée de retenter l’expérience avec cet auteur.

Les sept soeurs** – La soeur de la tempête (Lucinda Riley)

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, Ally d’Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Ally, la deuxième soeur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu’une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d’héritage vont la mener au coeur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l’histoire intense d’une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent, un siècle plus tôt, une famille aux lourds secrets…

Quel est son lien avec la belle Anna Landvik, merveilleuse chanteuse qui fut une proche d’Edvard Grieg et interpréta son célèbre Peer Gynt ? Et, plus que tout, Ally arrivera-t-elle à laisser son passé pour construire son avenir ?

CHARLESTON – 2016 – 602 PAGES – LU : 09.09.2020-27.09.2020

Un voyage au coeur de la Norvège

À l’instar du premier tome, « Maia », qui se déroule au Brésil, j’ai eu un peu de mal à entrer dans celui-ci. J’avoue avoir été moins concentrée sur mes lectures les dernières semaines, parasitée par pas mal de perturbations d’ordre personnel. Mais pour être honnête, j’ai trouvé quelques longueurs à ce tome-ci.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié que l’histoire se déroule en Norvège, car j’adore l’ambiance des pays nordiques, même si je déplore qu’on n’en soit pas un peu plus imprégné. L’auteur passe trop rapidement sur les paysages norvégiens, c’est vraiment dommage. Il m’a manqué quelques descriptions, notamment de paysages. J’aurai apprécié aussi que soit un peu mieux creusé la vie en Norvège, autant dans le récit qui se déroule au présent que dans celui du passé.

En tout les cas, beaucoup de mystère tourne encore autour des six soeurs, qui partent l’une après l’autre à la poursuite de leurs origines. Il me tarde de partir à l’aventure avec la suivante de la troisième soeur.

Panique au manoir – Agatha Raisin T10 (M.C. Beaton)

Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar…

Revirement de situation

Albin Michel – 2018 – 284 pages – Lu : 27.08.2020-08.09.2020

Agatha est dans ce tome ci elle-même impliqué dans une histoire de meurtre, puisque le premier crime est perpétré exactement comme l’indique son roman, « Panique au manoir », ce qui la place cette fois de l’autre côté de la barrière, celle des accusés. Encore une fois, son histoire avec James est compliquée, ces deux là jouant sans cesse au chat et à la souris, mais pourrait bien prendre enfin une tournure définitive.

J’ai une fois de plus apprécié l’ambiance so british des enquêtes d’Agatha Raisin. Même si l’intrigue est courte et reste sans réelle surprise, j’ai passé un bon moment, comme à l’accoutumée avec cette série.