Stupeur et tremblements

Le livre de poche (2001) – 186 pages

Présentation de l’éditeur

Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C’est la question qu’on se pose en découvrant l’invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l’auteur, est confrontée lors d’un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a séjourné enfant. C’est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l’entreprise…

Biographie de l’auteur

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est la fille de l’ambassadeur de Belgique à Rome. Elle passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu’à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience d’expatriée ne s’arrête pas là puisqu’elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l’Université Libre de Bruxelles. De cette époque, elle ne cache nullement garder de douloureux souvenirs : incomprise et rejetée, elle se retrouva confrontée à une mentalité qui lui était inconnue jusque-là.

À trente-trois ans, elle se dit « malade de l’écriture » et avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L’écrivain garde vingt manuscrits rangés dans un carton, qu’elle se refuse à publier les estimant trop personnels.

Cependant, et pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Amélie Nothomb publie. C’est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu’elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman « Hygiène de l’assassin ».

Elle est encore domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs.

Mon avis

C’est un court roman autobiographique. On y trouve une Amélie Nothomb en proie au désarroi face à sa supérieure hiérarchique. Embauchée dans une entreprise japonaise, ce pays qu’elle a toujours adoré, pensant y faire carrière, Amélie finit par être l’objet de harcèlement moral sur son lieu de travail. C’est à la limite de l’esclavage je trouve. On observe ici la dureté de se faire une place dans ce pays où le travail est accompli avec acharnement, surtout lorsqu’on y est étranger.

Malgré la triste réalité de cet écrit, ce roman restera ne déception pour moi. J’avais lu il y a des années « Hygiène de l’assassin », du même auteur, que j’avais apprécié, bien qu’il me paraissait déjà étrange. L’écriture d’Amélie Nothomb est bien trop spéciale, je n’arrive pas à entrer dans ses romans. Je ne pense pas rententer l’expérience.

Lu en février 2010

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