Le Chaperon Rouge

Sarah Blakley-Cartwright et David Leslie Johnson

Michel Lafon, 2012 – 342 pages

Lu en avril 2013

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Le village de Daggerhorn semble sommeiller au creux de la vallée. Depuis des générations, le Loup qui menace sa tranquillité est tenu à l’écart grâce à un sacrifice mensuel. Mais aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Et la peur rôde… A la mort de sa soeur, Valérie est inconsolable. Henry, le séduisant fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le coeur indompté de la belle bat pour un autre garçon : Peter, le bûcheron exclu du groupe, qui lui offre des escapades palpitantes en dehors du cocon familial. Un beau jour, un chasseur de loups de passage dans la région fait une terrible révélation qui provoque la stupeur des villageois : la Bête qui les terrorise vit parmi eux. Chacun devient suspect. Bientôt, on comprend que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu’elle le rejoigne avant que le sang ne coule…

mon avis

Le roman démarre avec l’image de Valérie enfant. La fillette insouciante va alors être au coeur d’une scène terrifiante : elle va tomber nez à nez avec le loup, la bête qui terrifie les villageois depuis de si nombreuses années.

A Daggehorn, tout le village vit dans la terreur. A chaque nouvelle lune, un animal est sacrifié, en offrande au loup, dans l’espoir que la bête ne s’attaque pas aux villageois. Ce jour là, c’est la petite chèvre de Valérie qui doit être sacrifiée. Mais l’enfant va s’aventurer dans la forêt pour libérer le pauvre animal. C’est alors qu’aura lieu la terrible rencontre … Pourtant, le loup laissera Valérie saine et sauve.

C’est quelques années plus tard que nous retrouvons Valérie et sa famille. Malheureusement, le loup ne se contentera pas du sacrifice d’un animal cette fois ci, puisqu’il va s’en prendre à Lucie, sa soeur. C’est une terrible épreuve qui s’abat sur la jeune fille, déjà fragilisée par l’annonce d’un destin qu’on lui a tracé et dont elle ne veut pas. En effet, Valérie apprend qu’elle est promise à Henry, riche héritier et fils du forgeron, qui n’a de cesse de lui faire des avances. Mais Valérie n’en a que faire : elle est éprise de Peter, son ami d’enfance.

Au beau milieu de ces évènements surgit un homme, un chasseur de loups. Cet homme va révéler aux villageois la terrible vérité au sujet du loup qui les terrorise. La bête est parmi eux, reprenant forme humaine le lendemain de la nouvelle lune. Chacun soupçonne alors son voisin et un climat de tension règne parmi les villageois. Au cours d’une attaque, Valérie va découvrir qu’elle peut entendre la voix du loup et le comprendre. Lorsque les villageois s’en rendent compte, Valérie est vite montrée du doigt. Se sentant en quelque sorte proche du loup, la jeune fille va alors porter ses soupçons sur celui qui a autrefois été son ami …

Valérie est une jeune femme un peu à part. Elle ne ressemble en rien à sa soeur et ses amies. La coquetterie et les garçons ne l’intéressent pas. Malgré l’intérêt que lui porte Henry, séduisant et de bonne famille, Valérie s’entête à refuser ses avances. Pourtant, tout va changer lorsque Peter va réapparaître au village. Le coeur de Valérie se serre et les souvenirs de leur complicité affluent. Elle va soudain se sentir attirée par le jeune homme secret et ténébreux que Peter est devenu.

Du côté de sa famille, Valérie se sent très proche de sa grand-mère, cette vieille femme mystérieuse qui vit dans la forêt. Mais la disparition de sa soeur et l’ombre du loup qui plane sur le village va changer le regard de Valérie sur Mère-grand. La tension est palpable entre les deux femmes. Valérie va se poser des questions sur le mode de vie de sa grand mère et va même avoir des doutes : si Mère-grand était elle-même le loup ?

Nous avons tous connu, lu ou entendu le conte du Petit Chaperon Rouge. Le voilà revisité…

D’abord paisible  et charmant, le petit village de Daggehorn va vite devenir sombre et on sentira planer la terreur des villageois. Nous pouvons très bien imaginer tous ces personnages, autrefois libres de vaquer à toutes leurs occupations sans se soucier de rien, soudain en proie à une peur panique et à la paranoïa, cachés voire même terrés dans leurs maisons respectives.

L’intrigue est menée avec un rythme soutenu qui donne envie de tourner les pages. Les personnalités de chacun des personnages sont bien décrites, si bien que nous pouvons identifier leurs traits de caractère respectifs. Les premiers paysages sont très détaillés, avec une infinie douceur et beaucoup de couleurs. C’est un endroit agréable où il fait bon vivre. Mais très vite, lorsque les choses tournent mal, nous observons un changement dans les descriptions. Tout devient plus sombre, terne et gris.

en bref

« Le petit chaperon rouge » est à la base un conte pour enfant. L’histoire déjà effrayante revisitée par les auteurs du « Chaperon rouge » devient sordide et sournoise. J’ai passé un bon moment en lisant ce roman, mais j’avoue qu’ayant vu le film au préalable, je savais à quoi m’attendre. Pourtant, le livre en lui même m’a captivée bien plus que son adaptation cinématographique. Seul bémol : le fait qu’il faille se rendre sur le site internet pour en connaître la fin véritable.

 

La prochaine fois

Pocket (février 2005) – 258 pages – Lu en octobre 2012

Présentation de l’éditeur

Parti à la recherche d’un tableau mystérieux, Jonathan croise la route de Clara. Tous deux sont convaincus de s’être déjà rencontrés. Mais où et quand ? A Londres, il y a plus d’un siècle… Le quatrième roman de Marc Lévy entraîne ses lecteurs de Saint-Pétersbourg à Boston, de Londres à Florence et Paris, dans une histoire où amours et énigmes défient le temps.

Mon avis

Jonathan est expert en peinture, passionné depuis toujours par l’oeuvre de Vladimir Radskin. A Boston, il vit avec Anna, qu’il doit épouser dans quelques semaines. Mais lorsque son meilleur ami et associé, Peter, l’informe d’une vente aux enchères où figurera un mystérieux tableau de Radskin, Jonathan se voit contraint de se rendre à Londres.

Sur place, il fait la connaissance de Clara, la jeune propriétaire de cette fameuse toile. Bien vite, Jonathan et Clara vont nouer une relation intime et privilégiée. Ils sont persuadés de s’être déjà rencontrés quelque part, mais ne parviennent pas à se souvenir où ni quand. A chaque fois qu’ils se touchent, ils se retrouvent projetés dans un monde qui n’est plus le leur, se retrouvant dans des endroits ayant existé il y a plus d’un siècle.

Prise de soupçons sur la fidélité de son futur mari, Anna, de son côté, va faire suivre Jonathan et Clara. Sur leurs pas, toujours la même femme, la cinquantaine, cheveux gris, discrète et mystérieuse. Lorsque Jonathan découvre la vérité sur la relation d’Anna avec cette femme, il sera trop tard …

Peter, quant à lui, va percer le mystère du tableau de Radskin. Non signé, ce protrait d’une femme en robe rouge, peinte de dos, va révéler un fantastique secret, qui sauvera peut être Clara et Jonathan.

J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire cette fois-ci, c’est bien une des rares fois où Marc Levy n’arrive pas à attirer mon attention ni à susciter ma curiosité. L’intrigue est longue à se mettre en place, l’auteur parle beaucoup (trop) d’art et j’ai trouvé certains passages lourds et très longs. Pourtant, tout va s’accélérer à une centaine de pages de la fin, et c’est là que je me suis dit qu’il fallait que je poursuive ma lecture, non seulement pour comprendre, mais aussi pour en connaître le dénouement.

Malgré mon attachement aux livres de Marc Levy et au style de l’auteur, je n’ai pas vraiment été charmée par « La prochaine fois ». Une lecture somme toute sympathique, mais qui n’a pas réussi, cette fois-ci, à me faire rêver.

Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites

 

Pocket (Mai 2009) – 337 pages – Lu en Avril 2010

Présentation de l’éditeur

Avec « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites », Marc Levy revient au style de roman qui l’a fait connaître : une comédie romantique, pleine de suspense, mais aussi de tendresse, d’humour, et teintée de merveilleux. C’est peut-être de « Et si c’était vrai » que ce roman est le plus proche, pour le côté fantastique – mais l’intrigue repose sur une idée plus originale. On y trouve la profondeur des sentiments de « Où es tu ? », et le rythme trépidant de « La Prochaine fois ». Au cœur de cette nouvelle histoire : la relation entre un père et sa fille, et l’histoire d’un premier amour… Un père disparu surgit dans la vie de sa fille de façon un peu surnaturelle… C’est le début d’une conversation entre eux deux, et d’un voyage qui va les mener de New York à Berlin en passant par Montréal – à la recherche de l’homme dont l’héroïne fut éperdument amoureuse quand elle avait vingt ans…

Mon avis

J’avouerai que je me suis quelque peu ennuyée au début du roman, et ce durant toute la première partie. Je ne comprenais pas vraiment où voulait nous emmener Marc Levy. Mais on finit par comprendre, bien heureusement, que ce père revenu d’entre les morts d’une façon un peu particulière, est juste là pour changer le destin de sa fille et, ainsi, se faire pardonner les erreurs qu’il a pu commetre par le passé.

« Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites », c’est l’histoire des retrouvailles entre un père sa fille qui ne se sont pas adressé la parole depuis très longtemps, mais c’est aussi une histoire d’amour perdu et retrouvé après presque 20 ans …

Personnellement, ce n’est pas le roman de Levy que j’ai préféré, mais je dois avouer tout de même que l’amour qu’éprouvent Tomas et Julia a réussi à m’émouvoir.

Je reviens te chercher

Flammarion (janvier 2012) – 243 pages

Présentation de l’éditeur

Un matin, Ethan reçoit le faire-part de mariage de Céline, la femme qu’il aimait et qu’il a quittée pour se consacrer à sa fulgurante carrière.

Désormais devenu l’un des plus brillants thérapeutes de Manhattan, Ethan est riche, célèbre, mais terriblement seul.

Il lui reste une journée pour rattraper son erreur et reconquérir Céline. Vingt-quatre heures folles et pleines de mystère au bout desquelles il sera tué par un inconnu.

C’est alors que l’incroyable se produit : la journée recommence. Ethan se réveille, au même endroit, le même matin, comme si le destin lui permettait de revivre ce moment décisif.

Réussira-t-il, cette fois, à saisir la chance de sa vie ?

Biographie de l’auteur

Né en 1974 à Antibes, Guillaume Musso rencontre la littérature à dix ans passant une bonne partie de ses vacances dans les murs de la bibliothèque municipale dirigée par sa mère.

Il commence à écrire lorsqu’il est étudiant. A 19 ans, fasciné par les Etats-Unis, il part plusieurs mois aux États-Unis, séjournant à New York et dans le New Jersey. Il y travaille comme vendeur de crèmes glacées et cohabite avec des travailleurs de toutes nationalités. Il dit avoir beaucoup appris de cette période. En tout cas, il rentre en France avec des idées de romans plein la tête.

Il passe une licence de sciences économiques et réussit le Capes de sciences-éco, pour exercer avec conviction le métier de professeur.

Après un accident de voiture, il débute l’écriture d’une histoire ayant pour point de départ une Expérience de Mort Imminente vécue par un enfant. Et Après… sort en librairie en janvier 2004. Porté par une atmosphère unique et une écriture moderne, le roman séduit les lecteurs dès sa parution. Grâce au bouche à oreille, il sera vendu à plus de deux millions d’exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues.

Cette incroyable rencontre avec les lecteurs se poursuit par l’immense succès de tous ses titres : Sauve-moi, Seras-tu là ?, Parce que je t’aime, Je reviens te chercher, Que serais-je sans toi ? La Fille de Papier…

Mêlant intensité, suspense et amour, ses romans ont fait de lui un des auteurs français favoris du grand public, traduit dans le monde entier, et adapté au cinéma.

Mon avis

Le jour de ses 23 ans, Ethan décide de tout quitter pour changer de vie. Amis, famille, il tourne le dos à tout ce qu’il connait. On le retrouve 10 ans plus tard, en pleine rupture. Une fois encore, Ethan va faire un choix qui va tout changer.

Le roman démarre véritablement quelques pages plus tard, en 2007. Ethan est devenu un brillant psychothérapeute. Après avoir exercé auprès d’une population défavorisée, son succès lui a permis d’ouvrir un cabinet dans les beaux quartiers. Sa rencontre avec une célèbre présentatrice télé lui a fait gravir des échelons. Aujourd’hui, son livre se vend dans le monde entier, il est l’invité privilégié d’émissions télévisées et est à la tête d’une jolie petite fortune.

En ce jour de 2007, tout va basculer pour Ethan. Allant de surprise en surprise tout au long de la journée, et pas toujours des plus agréables, il finira par vivre un véritable cauchemar. Et là, c’est le drame : Ethan va trouver la mort, subitement tué par un inconnu. Mais après ce surprenant événement, tout recommence : Ethan se réveille pour revivre sa journée et, peut être, réparer les erreurs qu’il a pu commettre « la veille ».


Ethan aurait, semble-t-il, absolument tout pour être heureux. Pourtant, c’est un homme taciturne et solitaire que l’on découvre. Déjà dès les premières lignes, on sent que quelque chose lui manque pour être heureux. Prendre le risque de quitter ses amis, sa petite copine du moment, leur tourner le dos sans un mot, pour ça il en faut du courage, à moins qu’Ethan ait agi par lâcheté.

Des années plus tard, le même scénario, ou presque. Persuadé que son amour pour Céline va mener à la mort de cette dernière, il la quitte sans plus d’explication, sans se retourner. Il payera le prix de cette rupture au moment où on le retrouve quelques pages plus tard, puisque celle qui aurait dû être la femme de sa vie lui annonce, par un simple faire-part, qu’elle va en épouser un autre. Surpris par ce retour inattendu et si soudain de celle qu’il a tant aimé, Ethan est perdu. Contre toute attente, il déc ide d’essayer de rattraper ses erreurs du passé et de reconquérir Céline. Durant sa quête de l’impossible, de nombreux bouleversements vont surgir, qui vont ouvrir de vieilles blessures.

C’est à partir de ce moment là que tout va basculer pour Ethan. Mais la vie va lui offrir une nouvelle chance de parvenir à ses fins. Persistant, Ethan va tout faire pour comprendre tout ce qui lui arrive et rattraper le fil de tous ces évènements et de l’étrange tournure qu’ils prennent.

Le roman démarre par un prologue. Guillaume Musso nous plante immédiatement le décor et on sait à quelle personnalité on aura à faire avec Ethan. Les sentiments sont subjectifs, mais grâce à la façon qu’a l’auteur de s’adresser au lecteur, j’ai été intégralement projetée dans la tête du personnage principal et je n’ai pas eu de mal à m’en imprégner. Qui n’a jamais rêvé de devenir « quelqu’un d’autre » ? Nous sommes tous, j’en suis certaine, passés par là à un moment de notre vie. Mais serions nous capables de passer à l’acte et de faire comme Ethan ?

Quelques pages plus tard… un second prologue. Drôle de façon de commencer un roman, me direz-vous. Mais une fois encore, celui ci est nécessaire pour comprendre la suite et n’est absolument pas de trop. A nouveau, l’auteur s’adresse au lecteur en utilisant le vouvoiement. J’ai vécu la rupture entre Céline et Ethan en étant aux premières loges, dans la peau même d’Ethan. C’est moi qui suis au cœur de l’intrigue, et non plus un personnage fictif.

S’en suit la première partie, cinq années plus tard, en 2007. Le roman peut démarrer, et là, plus question de reposer le livre.

Chaque chapitre est introduit par une citation de circonstance. Quelques unes m’ont beaucoup marquée et touchée :

« Personne ne nous donne rien. Il faut prendre. » The Departed, Martin Scorcese

« Moi je t’aimais, toi tu étais amoureux. Ce n’est pas la même chose. » La femme d’à côté, F. Truffaut

« Nos vrais ennemis sont nous-même. » Bossuet

« Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s’y attend pas. »

Je pourrais en citer bon nombre d’autres, mais ne n’en finirais pas. Guillaume Musso s’est inspiré de grands auteurs mais aussi de films cultes.

Les chapitres sont découpés de façon à ce que l’on suive le parcours d’Ethan quasiment à la minute près, ce qui m’a donné l’impression d’être encore plus impliquée dans l’histoire. Le roman est divisé en trois grands parties, intitulées respectivement « Fuir », « Combattre » et « Comprendre », titres parfaitement appropriés au contenus.

Véritable coup de cœur, ce livre m’a donné des frissons, m’a fait sourire et m’a émue aux larmes.

Croyant d’abord à un dénouement prévisible, chaque page tournée m’a prouvé le contraire. De rebondissements en rebondissements, l’intrigue m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Je ne saurais définir l’était de surprise dans lequel je me suis trouvée à la fin de ma lecture. En tout cas, je me suis perdue dans une multitude de sentiments différents.

Vous l’aurez compris, vous ne me ferez pas changer d’avis sur Monsieur Musso. Sa façon d’écrire, ses personnages au fortes personnalités, ses intrigues romantiques et fantastiques … je suis convertie !

Quelques extraits

« Car elle avait toujours cru que c’était lui, l’homme de sa vie : le personne essentielle que l’on ne cesse de rechercher tout au long de son existence, celle à qui on oserait montrer le diable en nous et qui nous aimerait malgré tout. » Page 138

« Un peu de toi est entré en moi pour toujours et m’a contaminée comme un poison. Une épigraphe corporelle à porter comme un viatique pour affronter la vie lorsqu’elle sera moins douce. » Page 206

« Pour être heureux, je crois qu’il faut avoir souffert auparavant. Je crois que c’est en résistant au malheur qu’on a une chance de gagner le bonheur. » Page 220

Lu en août 2012

Le voleur d’ombres

Le voleur d’ombres – Marc Levy

Pocket (Mai 2011) – 304 pages

Présentation de l’éditeur

Et si l’adulte que vous êtes devenu rencontrait l’enfant que vous étiez ? Enfant, il vole les ombres de ceux qu’il croise… et chacune de ces ombres lui confie un secret. Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de deux qu’il aime. Que faire de cet étrange pouvoir… ? Quelques années plus tard, le « voleur d’ombres » est devenu étudiant en médecine… Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rentre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie ? Et lui, sait-il où le bonheur l’attend ? Amour d’une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s’achève… Amitié longue comme la vie… Le voleur d’ombres est une histoire d’amour au pluriel.

Mon avisLu en juin 2011

Marc Levy nous conte ici l’histoire d’un enfant qui grandit et qui va se heurter non seulement à la dureté de la vie, mais aussi à son étrange pouvoir.

Cet enfant dont on voit l’évolution est en effet doté du pouvoir de voler les ombres des autres, mais surtout de pouvoir entendre à travers elles les blessures les plus profondes de ceux auxquels elles appartiennent.

Ainsi, notre petit voleur d’ombre va traverser l’enfance en surmontant les embûches que la vie lui réserve, celles par exemple de voir celle qui l’aime tomber dans les bras de son pire ennemi, mais aussi, et pas des moindres, le départ de son père du foyer familial. Ce petit garçon va longtemps s’en vouloir de l’absence de son père, jusqu’à ce qu’il apprenne et comprenne que ce dernier l’aimait malgré tout et qu’il n’était pas parti à cause de lui.

Heureusement, durant ses années de collège, il va se faire deux amis qui vont beaucoup compter pour lui. Le premier, Yves, gardien de l’école, finira par s’en aller lui aussi pour poursuivre sa vie alleurs, après l’incendie de sa loge. Le second, Luc, restera son meilleur et fidèle ami durant de nombreuses années.

Ce roman évoque aussi l’amour, le premier, celui de sa mère, inconditionnel, et le second, son véritable permier amour, sur une plage, lors d’un été inoubliable…

Comme à son habitude, Marc Levy a su dépeindre en quelques paes seulement une multitude de sentiments et d’états d’âgmes, ce qui rend les personnages tous aussi attachants les uns que les autres. J’ai rencontré une telle facilité à entrer dans l’histoire qu’il m’a été difficile de refermer le livre, tant j’aurai voulu poursuivre encore du chemin aux côtés de notre voleur d’ombres.

Un grand bravo et un grand merci surtout pour ce fantastique moment de lecture. Je ne m’en lasse pas.

Quelques extraits :

« Une belle rencontre, c’est parfois aussi une question de temps. Il faut se trouver l’un l’autre au bon moment. » (Pocket, p.87)

« C’est pas facile de perdre un copain. Pourtant, après avoir changé d’école j’aurais dû être habitué, mais non, rien n’y fait, c’est chaque fois la même chose, une part de soi reste avec celui qui s’en est allé, c’est comme un chagrin d’amour mais en amitié. Faut pas s’attacher aux autres, c’est trop risqué. » (Pocket, p.102)

« Vos parents vieillissent jusqu’à un certain âge, où leur image se fige en votre mémoire. Il suffit de fermer les yeux et de penser à eux pour les voir à jamais tels qu’ils étaient, comme si l’amour qu’on leur porte avait le pouvoir d’arrêter le temps. » (Pocket, p.129)

« J’aime les rides qui se sont formées autour de sa bouche et de ses yeux. Je sais qu’elle les déteste ; moi, elles me rassurent. C’est notre vie à tous les deux que je lis sur son visage. » (Pocket, p.159)

« J’ai posé mes lèvres sur ses joues. Un dernier baiser à sa mère est comme un rideau qui tombe pour toujours sur la scène de votre enfance. » (Pocket, p. 271)