Le Djinn

 

Pocket (Juin 1992) 

Lu en Août 2010

Présentation de l’éditeur

Un collectionneur d’antiquités de Moyen-Orient meurt dans des conditions aussi étranges que soudaines. Sa veuve parle d’une obsession fanatique que lui aurait inspirée une poterie très ancienne, une jarre mystérieuse qui, semblerait-il, contiendrait un esprit maléfique… un djinn. Et voici que ce djinn redoutable, terrifiant, cherche bel et bien à se matérialiser et que, pour y parvenir, il déploie les pires abominations…

Biographie de l’auteur

Graham Masterton est un auteur écossais, né le 16 janvier 1946 à Édimbourg. Il est essentiellement connu pour ses romans d’horreur.

Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman, Manitou, écrit en seulement une semaine et adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal. Graham Masterton vit aujourd’hui en Irlande, près de Cork, où il continue d’écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves. Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité (Comment être un amant parfait ?) : il était originellement éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l’édition britannique de Penthouse.


Mon avis

J’étais à la recherche de frissons et de sensations fortes, eh bien j’ai été déçu par ce roman de Graham Masterton. L’histoire d’un Djinn qui s’apparente au génie de la lampe d’Alladin, j’ai trouvé ça un peu fade et sans intérêt. Ce n’est pas le meilleur de l’auteur que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.

Le 5ème règne

Pocket (Juin 2006) – 520 pages

Lu en octobre 2011

 

Présentation de l’éditeur

Ils auraient dû se méfier. Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée. Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu’il était encore temps.

Et surtout… ne pas en tourner les pages. À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition… Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l’humanité ?
Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer. 

Mon avis

Comme vous vous en doutez, je ne serais pas très objective pour la critique de ce roman, Maxime Chattam étant un de mes auteurs favoris en matière de thriller et polar. Mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ici un tout autre genre d’écriture, celui avec lequel je me suis toujours sentie en adéquation : le fantastique et la terreur

Maxime Chattam signe ici d’une main de maître un roman qui saura vous donner des frissons, si comme moi vous croyez un tant soit peu au monde magique et fantastique qui nous entoure, ce monde parallèle où vont les âmes de ceux qui nous ont quittés, ce monde dangereux et interdit aux hommes …

« Le 5ème Règne », c’est l’histoire d’une bande d’adolescents assoiffés d’aventures. Un soir d’orage, Sean décide d’aller explorer le grenier de son grand-père, jadis antiquaire et à présent placé en maison de retraite. Ce grenier recèle de nombreux trésors, il n’en doute pas.

Il entraîne avec lui Lewis, son meilleur ami depuis l’enfance, Tom, le dur à cuire, Zach, son voisin et ami depuis peu, Eveana, la belle rousse, petite amie de Zach, et Meredith, qui habite son quartier et avec qui il s’est lié d’amitié. Ils sont loin de se douter, lorsqu’ils tombent sur un livre très ancien, qu’ils ont alors mis les pieds dans quelque chose qui va les dépasser …

Une fois en possession de cette sorte de vieux grimmoire, ils se sont mis en tête de le lire et surtout de le comprendre. Lorsqu’ils se rendent compte que c’est un livre dédié à entrer en contact avec le monde des Morts, leur témérité prend le dessus et ils décident d’effectuer le rituel qui y est décrit.

Ce soir là, ils ouvrent les portes d’un monde terrifiant qui va les entraîner dans une course folle pour sauver leur peau. Ils vont devoir échapper non seulement au tueur fou qui sévit dans la région, mais également à des forces obscures bien plus puissantes que ce qu’ils n’avaient imaginé.

J’ai adoré le fait que l’intrigue se déroule dans une petite ville sans histoire, menée par des adolescents. J’ai vraiment renoué avec mon genre de prédilection en matière de lecture en lisant ce livre. J’ai été ravie de ce que j’y ai trouvé et agréablement étonnée, une fois de plus, de la facilité qu’a l’auteur de nous impliquer dans l’histoire.

Un roman que je conseille à tous les fans de Maxime Chattam, et aux autres aussi. 

 

La petite fille qui aimait Tom Gordon

Albin Michel (Avril 2000) – 331 pages 


Présentation de l’éditeur

C’est exprès que Trisha s’est laissée distancer par sa mère et son frère, ce jour-là, au cours d’une excursion sur la piste des Appalaches. Lassée de leurs sempiternelles disputes depuis que Papa n’est plus là.

Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est que quelques minutes plus tard elle serait réellement perdue dans ces forêts marécageuses. Qu’elle affronterait le froid, la faim, la nuit, les bruits et les rumeurs de la nature. Et deux personnages terrifiants acharnés à sa perte : la Teigne et la Chose. Il lui reste son baladeur, sur lequel elle peut suivre les exploits de son idole, Tom Gordon, le joueur de base-ball. Le seul qui peut l’aider, la sauver.

Biographie de l’auteur

Stephen Edwin King, plus connu sous le nom de Stephen King, est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine (États-Unis).

Tout au long de sa carrière, Stephen King a écrit et publié plus de cinquante romans d’horreur ou fantastiques (qui ont été vendus à plus de trois cent cinquante millions d’exemplaires de par le monde), plus de cent soixante nouvelles et plus de quatre cents essais de non-fiction. Il reçoit en 2003 la médaille de la National Book Foundation pour sa remarquable contribution à la littérature américaine et, en 2007, l’association des auteurs de romans policiers américains Mystery Writers of America lui décerne le titre de « grand master ».

King possède une grande connaissance de la littérature d’horreur, comme on peut le voir dans son essai Anatomie de l’horreur qui retrace plusieurs décennies d’un intérêt prononcé pour l’épouvante à travers la littérature, le cinéma, la télévision et la radio. Il a aussi écrit des ouvrages appartenant à d’autres genres comme les recueils de nouvelles Différentes Saisons, ou Cœurs perdus en Atlantide, et les romans La Ligne verte, Les Yeux du dragon, et son magnum opus, la série La Tour sombre. Dans le passé, Stephen King a écrit sous les noms de Richard Bachman et John Swithen (une seule fois sous ce dernier pseudonyme pour la nouvelle le Cinquième Quart publiée par la suite dans Rêves et Cauchemars).

Mon avis

J’avoue avoir été dubitative au début de ma lecture, et j’ai même hésité à poursuivre. Mais j’ai finalement persévéré et, même si ce roman ne me laissera sans doute pas un souvenir impérissable, je n’ai pas vraiment été déçue. Il est pourtant, selon moi, loin d’être le meilleur, du moins loin d’être mon préféré en tous les cas.

King a su planter le décor dès le départ, comme à son habitude. Cette petite fille issue d’une famille « à problèmes », des parents divorcés, un grand frère en conflit perpétuel avec sa mère … tout ça lui pèse, elle qui pensait que cette ballade en forêt allait apaiser les querelles … Après quelques minutes de marche, n’arrivant pas à se faire entendre, elle finit par s’enfoncer dans les bois pour y faire ses besoins. Elle est loin de se douter qu’elle va perdre son chemin. C’est pourtant ce qui arrive … et la voilà qui erre durant sept jours dans cette atroce forêt, habitée selon elle par une créature qu’elle nommera « La Chose ».

C’est un périple angoissant, pour elle comme pour nous, qui démarre alors. C’est sans doute ça qui m’a intriguée et poussée à lire le livre jusqu’à la fin.

Trisha va user de tous les stratagèmes possibles pour rester en vie, retrouver son chemin et surtout ne pas perdre la tête. Elle va tenter de faire durer son déjeuner le plus longtemps possible, puis finira par se nourrir de baies et de plantes trouvées dans la forêt et boire l’eau d’un ruisseau, quitte à prendre le risque d’être malade. C’est une petite fille courage et solide du haut de ses neuf ans. Elle va être hantée par celle qu’elle appelera « La Teigne », petite voix mauvaise qui lui indique sans cesse les mauvais choix, mais va prendre le dessus en se raccrochant à la seule chose qui la lie avec la réalité : son walkman et la diffusion du match de base ball de son équipe favorite.

J’ai presque envie de dire que « tout est bien qui finit bien »… mais ça ne vous laissera pas beaucoup de doutes quant à l’issue de l’histoire !

Lu en juin 2011

La maison des damnés

Editions J’ai Lu – 1993 – 350 pages

Présentation de l’éditeur

Parce qu’il sent venir la mort et veut savoir si la survie est ou non une réalité, Deutsch fait appel au physicien et parapsychologue Lionel Barrett.

Deutsch a acquis, dans l’Etat du Maine, la maison Belasco – abandonnée depuis trente ans et fatale à tout visiteur : la maison des damnés. A Barrett de percer le mystère du fantôme de Belasco. Deux spirites, un homme et une femme, accompagnent Barrett.

Et les visiteurs découvrent une demeure qui vibre encore de tous les meurtres et de toutes les profanations dont elle a été le théâtre, une demeure qui métamorphose et « possède » ceux qui osent franchir son seuil.

Dans une atmosphère de cauchemar et d’orgie s’engage une lutte atroce.

Biographie de l’auteur

Richard Burton Matheson est un écrivain et scénariste américain, né le 20 février 1926 à Allendale, New Jersey, États-Unis. Ses genres de prédilection sont la science-fiction et l’épouvante.

Après des études de journalisme, il se lance dans l’écriture et obtient le succès dès la publication de sa première nouvelle, Le Journal d’un monstre, en 1950, qui décrit la haine d’un enfant monstrueux envers ses parents. Ses deux premiers romans, Je suis une légende (variation intéressante autour du vampirisme qui raconte la vie du dernier homme « normal » sur Terre parmi les vampires) et L’Homme qui rétrécit, sont à présent des classiques du genre. Ces deux œuvres, plusieurs fois adaptées au cinéma, montrent le comportement d’un être isolé confronté à une fatalité qu’il désire plus ou moins empêcher. Il écrit aussi La Maison des damnés, l’histoire d’une enquête dans une maison hantée.

Matheson se tourne également vers le cinéma et la télévision. Parmi les multiples adaptations de ses textes, on peut citer les adaptations pour le cinéma de L’Homme qui rétrécit, Le Jeune Homme, la Mort et le Temps (dont l’adaptation à l’écran, Quelque part dans le temps, a pour acteur principal Christopher Reeve) ou encore du roman Je suis une légende dans Le Survivant. Il considère ce dernier film, avec Charlton Heston, comme trahissant l’esprit du texte original.

En 1978, il écrit Au-delà de nos rêves, qui est adapté par Vincent Ward au cinéma en 1998 avec Robin Williams en tête d’affiche.

Matheson aura rédigé, entre autres, des scénarios pour les séries de science-fiction La Quatrième Dimension et Star Trek ainsi que le scénario (adapté de l’une de ses nouvelles) de Duel, le téléfilm qui a lancé la carrière de Steven Spielberg.

En 1995, il publie en tant qu’éditeur Appreciations of a Master, une compilation des meilleures nouvelles de Robert Bloch en hommage à son ami décédé l’année précédente.

Mon avis

Lorsque le vieux Deutsch sent la mort arriver, il dépêche qatre étonnants personnages dans la maison Belasco, une demeure qu’il a acquis il y a quelques temps déjà et qui est dite hantée. Le vieillard voudrait en avoir le coeur net avant de faire ses adieux à ce mond,e il souhaite avant tout savoir si quelque chose l’attend effectivement de l’autre côté. Il fait alors appel à Lionel Barrett, physicien et parapsychologue, qui fera tout pour démentir les rumeurs au sujet de la maison Belasco. Il sera accompagné de sa fidèle épouse, Edith, mais également de Florence Tanner, qui se dit medium spirite, ainsi que Benjamin Fischer, le seul rescapé de la dernière enquête sur la maison Belasco. En effet, en 1940 déjà, des enquêteurs avaient essayé de mettre en lumière l’obscure histoire de cette demeure. Tous ont subi une violente attaque et en sont morts. Seul Fischer en a échappé, mais il n’a depuis plus fait usage de son don.

Lorsque ces quatre protagonistes arrivent dans cette demeure effrayante, aucun d’entre eux ne s’attend à y trouver un tel règne d’horreur et de terreur. Lionel, le seul à voulir démentir toutes ces histoires saugrenues, va tant bien que mal essayer de garder les pieds sur terre, malgré les manifestations paranormales qui troublent leur séjour. Ses deux comparses, ainsi que sa femme, vont subir le pouvoir occulte des esprits qui règnent entre ces murs et succomber à un mal indescriptible. Car la maison est pleine de douleurs et d’atrocités, tous finiront par le ressentir et surtout par payer le prix de leur présence.

En ouvrant ce livre, je m’attendais à ressentir beaucoup plus de peur. J’avoue que mon rythme cardiaque s’est accéléré plus d’une fois, que j’ai eu parfois le souffle coupé et même une nuit agitée de cauchemars. Mais je n’ai pas trouvé les véritables ingrédients qui auraient pu faire de ce roman un bon roman d’épouvante, comme je les aime. Car il faut tout de même que je vous avoue une chose, même si ça me met une frousse bleue, même si ça m’oblige à regarder sous mon lit avant de me coucher ou d’allumer la lumière pour me lever la nuit … malgré tout, j’aime par dessus tout lire des romans d’épouvante …

Amateurs du genre, j’ai presque envie de vous dire de passer votre chemin. Au détour du rayon où sont classés les romans d’épouvante, vous trouverez sans doute mieux.

Lu en avril 2012 

L’enfant des cimetières

Pocket (Mars 2011) – 534 pages – Lu en Octobre 2012

Présentation de l’éditeur

Un fossoyeur vivant près d’un cimetière est pris d’une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avant de se suicider.

Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d’un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre.

David, photo-journaliste – et compagnon de Kristel – ,décide de découvrir l’origine de cette vague de meurtres sordides et de suicides, qui ne cesse d’augmenter. Bientôt, il va être confronté à l’inimaginable…

 

Mon avis

Le roman commence fort, puisque nous voilà présents dès les premières pages sur une scène de crime abominable. Un homme, Raymond Mendez, jusque là sans problèmes, a tué de sang froid sa femme ainsi que ses deux enfants, avant de se donner la mort. Sur place, deux journalistes : David Ormeval et son amie de toujours, Aurore Dumas. Ils souhaitaient être aux premières loges, ils vont être servis.

David est avant tout un très bon photographe. Selon sa compagne, Kristel, il gâche tout son talent en photographiant les scènes de crime. David est un artiste, Kristel le lui répète assez. Mais c’est grâce à Aurore qu’il a décroché cet emploi, et il en a besoin. Aurore, quant à elle, est d’une curiosité presque insolente et comme toute journaliste de faits divers, elle se doit d’être présente dès qu’une situation pareille se présente.

Avant de pouvoir aller plus loin, David et Aurore se font refoulés par la police. Mais Aurore ne compte pas en rester là. Elle va pousser ses investigations, entraînant David avec elle. Ce dernier, d’abord réticent, se verra bien vite dans l’obligation de suivre son amie dans cette enquête. En effet, pour comprendre pourquoi Kristel, la femme de sa vie, a été froidement assassinée par le jeune François Mendez, David va se lancer à la poursuite de quelque chose qui lui échappe totalement.

François Mendez n’est autre que le neveu de Raymond Mendez. Il vivait sous le même toit que la famille. En proie à de violentes hallucinations, le jeune Mendez va être pris lui aussi d’une folie meurtrière, sévissant au sein de l’hôpital où Kristel fait du bénévolat.

C’est une série de meurtres et de suicides qui vont se succéder alors, toujours violents et sordides. La police va être sur le pied de guerre pou retrouver le coupable. Mais c’est David qui va découvrir la vérité. Nous ne sommes plus ici, malheureusement, en présence d’êtres humains qu’il serait facile de menotter et de jeter en prison. La ville a affaire à un être démoniaque et puissant, qui prend possession de l’esprit de ses victimes, les obligeant à commettre l’irréparable.

Je cherchais depuis longtemps un roman qui puisse à nouveau me donner des frissons. Eh bien, c’est réussi. Durant ma lecture, je n’ai pas pu fermer l’oeil paisiblement. Je me prends encore aujourd’hui à allumer les lumières lorsque je dois me lever la nuit, redoutant l’obscurité. C’est ma première rencontre avec cet auteur, et ce ne sera sans doute pas la dernière. J’ai envie de remercier Sire Cedric pour avoir réussi à créer cette ambiance angoissante. Pas une seule fois je n’ai eu envie de reposer le roman, tant il me fallait savoir et comprendre. Encore un auteur qui vient s’ajouter sur la liste de mes idoles en matière de romans terrifiants.

Lu en Octobre 2012

Baby Challenge Thriller Livraddict : 5/20

Nuit d’été

Titre : Nuit d’été

Auteur : Dan Simmons

Edition : Albin Michel (1993) – 603 pages

Lu en novembre 2011

LivraddictAmazon Wikipedia

Synopsis

L’histoire fait revivre merveilleusement Elm Haven, ville du Middle-West américain dans les années 1960. Une bande de gamins se retrouve mêlée à une histoire de morts-vivants et de monstres hideux et finit, après plusieurs morts horribles, par identifier la source de ce Mal incommensurable qui s’est abattu sur leur ville : Old Central, leur école. Loin d’être un simple roman d’horreur, cette œuvre est un autre exemple de la maestria de Dan Simmons, qui passe maître à jongler entre les genres. Il y a fort à parier que c’est l’enfance de l’auteur, né à Peoria (tout près de l’action du roman), qui a servi de base initiale. Ce qui est confirmé par la fin du livre. Les références culturelles, littéraires sont nombreuses.

Mon avis

Cela faisait longtemps que je cherchais un roman terreur qui pourrait me donner quelques sueurs froides, et j’ai trouvé mon compte en lisant « Nuit d’été ».

Old Central, la vieille école d’Elm Haven, va fermer ses portes en cette fin d’année scolaire. Les quelques enfants qui fréquentaient l’établissement se verront rejoindre, à la rentrée, d’autres classes dans d’autres écoles. Vouée à la destruction parce que trop vétuste, le vieux bâtiment va pourtant trôner encore durant tout l’été et être le théâtre d’un drame surréaliste.

Après la disparition d’un élève dans de mystérieuses circonstances, des phénomènes étranges n’ont de cesse de se produire. La petite bande de la « Cyclo patrouille », formée par 6 jeunes garçons, va mener sa petite enquête, à leur risques et périls, et tomber sur une vérité bien plus terrifiante encore que ce qu’ils pouvaient imaginer.

On peut donc suivre les aventures de Duane, l’intellectuel, celui qui fait toutes les recherches, à la bibliothèque, mais aussi auprès des personnes qui en savent long sur le passé d’Old Central et de cette mystérieuse cloche maudite suspendue dans son clocher. Il va retranscrire toutes ces précieuses informations dans des carnets, qui seront bien utiles à ses amis. Il y a aussi Dale, le protecteur, et Lawrence, son petit frère, qui a toujours peur du noir et des créatures qui s’y cachent. Viennent ensuite Mike, qui vit avec ses parents, ses soeurs et sa grand mère, cette dernière étant une personnage crucial pour leur permettre de comprendre certains éléments de l’histoire, puis Harlen, l’intrépide, qui a été le premier à entrer en contact avec les créatures, et enfin Kévin.

Cordie, la soeur du disparu, va les rejoindre à la fin pour leur venir en aide dans leur combat contre le mal.

J’ai beaucoup apprécié le fait que les évènements se déroulent dans ce cadre, c’est ce qui a amené la noirceur et le côté sombre du décor. La terreur et l’angoisse des enfants toujours grandissantes se ressentent au fil des pages, mais aussi leur courage et leur témérité, c’est ce qui a apporté le rythme de leurs aventures. Malgré tout ce mal qui rôde autour d’eux, ils s’efforcent de vivre normalement et ont encore des activités dignes d’enfants de leurs âges. Pourtant, à leurs heures perdues, ils se responsabilisent pour mettre le doigt sur la vérité et affronter les créatures démoniaques qui leur veulent du mal. Jusqu’où iront-ils pour les anéantir ? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous même.

Triptyque Elm Haven

  1. Nuit d’été (1991) – Prix Locus du meilleur roman d’horreur en 1992

  2. Les fils des ténèbres (1992) – Deuxième partie du triptyque Elm Haven, dont les deux autres parties sont Nuit d’été et Les chiens de l’hiver. Prix Locus du meilleur roman d’horreur en 1993

  3. Les Feux de l’Eden (1994) – Prix Locus du meilleur roman d’hoffeur en 1995

  4. L’épée de Darwin (2000)

  5. Les Chiens de l’Hiver (2002) – Suite de Nuit d’été