Demain j’arrête

 

Gilles Legardinier

Pocket – 404 pages

LU EN Août 2014

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sticker-arabesqueComme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

 

mon avisUne histoire d’amour sur une note d’humour. Julie et Ric. Ric et Julie. Un couple hors du commun.

D’abord, il y a Julie. Jeune femme banale, employée de banque, célibataire et seule pour la plupart du temps. Julie a peu d’amis véritables. Il y a Sophie, sa meilleure amie et sa confidente. Et Xavier, son ancien camarade de classe et voisin depuis toujours. Une fois par mois, Julie participe à des dîners entre filles, chez l’une, ou chez l’autre. Mais jamais chez elle. Parce que Julie ne reçoit pas. Une vie tranquille, en somme. Jusqu’à Ric...

Ric, c’est un garçon plein de mystères, que l’on apperçoit avant de voir, que l’on entend avant d’écouter, que l’on devine avant de découvrir. Ric, c’est le voisin au nom étrange, entouré de secrets. Ric, c’est le grand ténébreux dont on tombe toutes amoureuses un jour ou l’autre. Et Ric, c’est le défi que s’est lancé Julie.

Depuis le jour où Julie a lu ce nom étrange sur la boîte aux lettres de son nouveau voisin, elle n’aura de cesse de vouloir découvrir qui se cache sous ce drôle de patronyme. Ric Patatras … avouons que c’est comique et que ça pourrait en intriguer plus d’une ! Alors Julie use de tous les stratagèmes, en tentant d’être discrète, pour mener son « enquête ». Jusqu’au jour où elle se fait prendre bêtement, « la main dans le sac », pourrait on dire. Commence alors entre Ric et Julie une histoire peu commune.

Quatre cents pages de sourire et de rire. Quatre cents pages d’amour et d’amitié. Quatre cents pages d’émotions.

J’ai eu la chance, que dis je, le privilège de rencontrer Gilles Legardinier au salon de St Maur des Fossés en Juin 2014. C’est un homme surprenant, ouvert et très proche de ses lecteurs. Cette première rencontre a été pour moi un réel plaisir, et je l’espère, pas la dernière ! J’avais découvert la plume de Gilles Legardinier au travers de « L’exil des anges » il y a quelques années. J’étais pressée de voir ce que contenait « Demain j’arrête », d’un tout autre style, et dont je n’avais entendu que du bien.

J’ai été surprise du réalisme avec lequel l’auteur a fait vivre le personnage de Julie. Un homme qui écrit pour les femmes, avec les mots d’une femme, c’est vraiment surprenant. Je me suis retrouvée plus d’une fois en Julie. Un peu gauche et maladroite, un peu timide et facilement impressionnable. C’est tout moi. Nous pourrions toutes nous retrouver en elle. C’est une très grande réussite, Monsieur Legardinier, et je vous dis bravo pour ce merveilleux tour de passe passe.

 

en brefLe style est simple, le rythme rapide grâce aux phrases et chapitres courts. « Demain j’arrête » est facile et agréable à lire. Une lecture tout à fait appropriée en cette période estivale.

Je conclurai en ne vous disant qu’une chose : lisez le !

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Bons baisers de Cora Sledge

 10/18 – 379 pages

 

Présentation de l’éditeur

Cora n’est pas prête. Pas prête pour la maison de retraite. Pas prête pour s’endormir mollement en attendant le lendemain. Alors, quand ses enfants décident de la mettre à l’hospice, la vieille dame de 82 ans au tempérament de feu ne va pas s’en laisser conter. Obèse, elle fume comme un pompier et se bourre d’anti-dépresseurs de toutes sortes. Les premiers jours sont pour le moins difficiles. Mais peu à peu, Cora commence à émerger et se lie avec les autres pensionnaires, qu’elle ne porte pas vraiment dans son coeur… Excepté Vitus, un homme élégant, d’origine polonaise, au charme dévastateur. Tout en décrivant sa vie présente dans un carnet, Cora raconte son douloureux passé : la vie à la ferme, la disparition d’une soeur et sa liaison avec Edouard puis sa fuite, la mort prématurée de sa fille. Car la vie de Cora est aussi pleine de souvenirs douloureux que de joies à venir… Elle tombe amoureuse de Vitus et annonce son mariage à ses enfants, atterrés et sous le choc. Car l’homme n’est pas celui qu’il prétend être.

Biographie de l’auteur

Leslie Larson est journaliste et écrivaine américaine. Née à San Diego, en Californie, elle écrit depuis de nombreuses années dans des publications telles que Faultline, l’East Bay Express, le Women’s Review of books. Connexions est son premier roman.

Aujourd’hui, Leslie Larson vit à Berkely.

Mon avis

C’est l’histoire de Cora, une vieille femme placée en maison de retraite de force par ses enfants. C’est surtout l’histoire d’une femme meurtrie par un épisode douloureux de son passé et qu’elle a trop longtemps tu.

Après le décès de son mari Abel, Cora s’est complètement laissée aller. Elle ne prenait plus soin d’elle, n’entretenait plus sa maison et se gavait de pillules en tout genre. Ses trois enfants, Glenda, Dean et Keneth vont alors la placer dans une maison de retraite, « Les Palissades » et mettre sa propre maison en location.

Aux Palissades, Cora va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie par bien des côtés. Dès lors, bien décidée à s’en sortir et surtout à rentrer chez elle, elle va agir avec ténacité pour mener à bien ses projets.

Ce roman est écrit sous la forme d’un journal tenu par Cora. Il débute lorsqu’Emma, sa petite fille, lui soumet l’idée de tromper son ennui en écrivant ses journées dans un cahier, qu’elle va elle-même lui offrir. Tout d’abord réticente, Cora finira par faire de ces pages blanches un exutoire à sa souffrance si longtemps contenue. Parallèlement à ce qu’elle vit aux Palissades, elle nous parle d’un évènement qui a bouleversé sa vie il y a des années, et dont personne, à part son défunt mari, n’était au courant. Elle finira ainsi par remplir trois cahiers avec facilité, qu’elle décide alors de cacher pour qu’ils ne soient lus qu’après sa mort. 

Cora est une femme très attachante, incomprise de ses enfants et quelque part très malheureuse. Ce séjour en maison de retraite lui aura plutôt été bénéfique puisqu’il lui aura permis de se soigner et de reprendre goût à la vie. A 82 ans, elle finira même par retomber amoureuse et perdre du poids.

Je suis tombée sur ce roman par hasard, la couverture m’a plu et je me suis souvenue que j’en avais noté le titre au gré de ma visite sur Passion Livres. Il sera un coup de cœur pour moi cette année. Sa lecture est facile du fait d’une écriture simple et fluide.

Édito : Je trouve que le quatrième de couverture est trop détaillé, on en apprend beaucoup trop sur le contenu du roman, ce qui est bien dommage et ne vous laissera plus vraiment de surprise à la lecture … Mais pourtant, je tiens à préciser que ce livre vaut le détour, rien que pour faire la connaissance de Cora, cette femme âgée pleine d’énergie et de motivation. Alors, n’hésitez pas !

Lu en novembre 2011

De l’autre côté du lit

 Editions Anne Carrière (Janvier 2003) – 317 pages)

Présentation de l’éditeur

La vie est-elle plus belle lorsqu’on la contemple de l’autre côté du lit ? C’est ce qu’imaginent Ariane et Hugo, quand ils demandent à l’huissier venu constater le retard des travaux de leur maison de les aider à échanger leurs vies – et accessoirement leurs métiers, chéquiers, voitures… En se mettant à la place de l’autre, pensent-ils, ils vaincront cette routine qui, après dix ans de mariage, leur donne le sentiment d’être des hamsters pédalant dans une roue. Mais s’improvise-t-on vendeur de bijoux à domicile lorsqu’on a dirigé une entreprise de location de matériel de chantier ? Se fait-on respecter d’employés larges comme des frigidaires quand on pèse cinquante-deux kilos et qu’on a les cheveux blonds yorkshire ? Résiste-t-on à la tentation lorsque 98 % de vos clientes vous ouvrent la porte en déshabillé parme ? Supporte-t-on longtemps de ne plus être celle que les enfants réclament pour les câlins du soir ? Et comment tient-on le cap face aux regards désapprobateurs d’une belle-mère trop parfaite pour être honnête et d’amis goguenards ? A la surprise de tous, cette expérience, sans doute la plus folle depuis l’invention du mariage, portera ses fruits. Peut-être pas ceux que l’on attendait.

Biographie de l’auteur

Alix Girod de l’Ain, née le 3 juillet 1965, à Boulogne-Billancourt, est un écrivain, journaliste et scénariste de nationalité française. Elle officie au magazine Elle. Mère de trois enfants, elle est l’épouse de Laurent Laffont (directeur éditorial aux éditions Jean-Claude Lattès) et donc la belle fille de Robert Laffont.

En 2003 elle fut membre du jury du Prix René Goscinny. Depuis 2004 elle est membre du prix Vaudeville, devenu prix de la Coupole en 2011.

Elle était chroniqueuse au Fou du roi à la radio sur France inter.

Depuis fin août 2011, elle est chroniqueuse dans l’émission « Il n’y en a pas deux comme Elle » sur Europe 1.

Mon avis

J’avouerai que j’ai été sceptique en empruntant ce livre à la bibliothèque, ce n’est pas mon genre de lecture d’habitude, mais moi qui suis plutôt polars noirs, thriller et terreur en tout genre, ce petit roman humoristique m’a beaucoup plu.

Justement, il m’a permis de faire une pause entre deux scènes d’action, et je le trouve vraiment de saison, parce que j’appelle ces lectures des lectures « rafraichissantes ».

Pourtant, tout en étant humoristique, on note une pointe de réalisme dans les propos de l’auteur. Elle met en cause ici bel et bien les places qu’occupent respectivement hommes et femmes dans notre société, et nous montre que, malgré l’évolution du genre humain, nous en somme resté à l’homme matcho qui travaille et la femme au foyer typique. C’est le schéma classique de la famille modèle, malheureusement, et en lisant ces quelques lignes, on s’apperçoit que malgré les efforts que l’on peut faire, tout comme l’ont tenté les personnages du roman, il serait difficile d’inverser les rôles lorsque ceux-ci sont déjà bien définis.

J’aurais beaucoup à dire à ce sujet, et j’ai particulièrement aimé les mots de la fin. Je ne résiste pas à la tention de vous citer cette phrase :

« Il y a une phrase célèbre qui dit « Ce que l’on te reproche, cultive le, c’est toi. » Moi j’ai envie de vous dire que ce qu »un jour, vous reprocherez peut-être à celui ou celle avec qui vous vivrez, vous seriez bien avisés, au contraire, de le cultiver. »

Lu en Avril 2010

L’échappée belle – Anna Gavalda

La Dilettante (Novembre 2009) – 164 pages – Lu en janvier 2010

Présentation de l’éditeur :

Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant  pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes. Légère, tendre, drôle, « L’échappée belle », cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions « La Dilettante », est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.


Mon avis  :

J’ai fermé ce petit livre après deux jours de lecture seulement. Mon roman préféré d’Anna Gavalda restant « Ensemble c’est tout », je dirais que « L’Echappée belle » ne restera sans doute pas gravé dans ma mémoire. Si, en effet, il évoque bien les relations entre frères et soeurs, cette impression de se perdre de vue en grandissant et / ou en vieillissant, et ces instants volés à l’occasion d’une fête de famille, très émouvants bien sûr, j’ai trouvé cependant la narration trop simple à mon goût. Je n’ai pas réussi à réellement m’attacher aux personnages, et je n’ai pas vraiment été touchée.

Lu en janvier 2010