Reflex

Reflex – Maud Mayeras

Pocket – 480 pages

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Photographe de l’identité judiciaire, Iris Baudry est discrète, obsessionnelle, déterminée. Disponible nuit et jour, elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans la ville maudite où son enfant a disparu, un tueur en série s’est mis à sévir. Et sa façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre… La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

mon avisAutant de temps laissé pour me remettre de mes émotions. A la fin de ma lecture, je me suis retrouvée dans l’impossibilité de rédiger une chronique tant j’ai été bouleversée. On m’avait pourtant prévenue…

Maud, tes personnages m’ont touchée, ton histoire, tes mots, ton roman m’ont tour à tour fait frissonner et émue aux larmes. Comment rester de marbre en lisant tes lignes?

Iris … décrite comme « discrète, obsessionnelle et déterminée » par le quatrième de couverture. Une jeune femme meurtrie par un drame insurmontable pour n’importe quelle mère : la disparition de son fils. Le cœur d’une mère ne peut rester insensible à cette histoire.

Iris est photographe. Mais pas n’importe quelle photographe. Elle est photographe de l’identité judiciaire. Appelée sur les scènes de crime pour effectuer des clichés des victimes, la mort, elle connaît. Mais lorsqu’elle arrive sur cette nouvelle affaire, tout bascule : sa ville natale, un petit corps, les mêmes marques sur la victime … Iris est projetée onze ans en arrière. Elle va devoir faire face à la situation, mais aussi face à sa mère, et avec elle à tous ses cauchemars. Au fil de l’enquête, Iris va tout naturellement se rapprocher de Jackie Philco, cette vieille femme dodue et gentille qui a été sa voisine durant toute ces années, et qui a tant pris soin d’elle par le passé, mais dont Iris ne sait finalement rien.

Parallèlement à l’histoire d’Iris, on peut suivre celle Lucie, née dans un orphelinat tenue par des soeurs dont la dureté est sans pareille, d’une mère tombée enceinte suite à un viol et mise à l’écart par sa famille dans la période d’après guerre, en 1919. Je me suis demandée bien souvent où ce fil conducteur allait nous mener, mais j’étais loin de m’imaginer où donc Maud voulait en venir. Quelle imagination. Quelle terrible, terrible imagination.

La sombre vérité et toute l’horreur de cette histoire nous saute à la gorge sans crier gare. Je ne me suis doutée de rien jusqu’à quelques pages de la fin. J’ai eu des nuits blanches pour tourner les pages encore et encore. J’avais du mal à m’arrêter, je voulais connaître la fin, cette fin qui m’a pris les tripes. Cette fin qui m’a fait chialer. Cette fin qui m’a donné envie de vomir.

en brefJe n’ai toujours pas d’autres mots aujourd’hui. Ils restent difficiles à sortir. Je pensais pouvoir rédiger un billet plus complet et plus détaillé, mais le souvenir de Réflex me laisse une trace aujourd’hui encore, avec cette sensation de pesanteur et de profond malaise.

Encore bravo Maud. Il t’a fallu du courage, à toi qui est mère également, pour coucher sur le papier une histoire aussi dure, une histoire aussi folle, une histoire aussi sombre. Ne t’arrête jamais : je suis conquise !

extrait« Je n’aime pas le silence, il appelle les mauvaises pensées. »

« Je n’aime pas les lueurs vives du matin, celles qui rendent vos peurs moins visibles. Elles les planquent jusqu’à la nuit tombée, où elle vous abandonnent avec délectation à vos terreurs délaissées. »

« Je voudrais la gifler, lui cracher au visage, la tuer une seconde fois. Mais je ne fais rien, je me contente de me lever, et de partir, comme je l’ai toujours fait. Même mort, un monstre demeure un monstre. Alors je quitte la pièce, plus tremblante que jamais. »

« Je n’aime pas les retrouvailles. Ces moments de silence que vous avez toujours fantasmés, gâchés par la gêne et la promiscuité. Ces instants que vous avez tant attendus et qui, lorsqu’ils arrivent enfin, vous font l’effet d’une bière tiède que vous n’avez plus vraiment envie de boire, ni de partager. »

Lu en avril 2015

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2 réflexions au sujet de « Reflex »

  1. A l’image de ce bouquin, ton avis nous prend au tripes !
    J’ai une nouvelle à t’annoncer… ça ne va pas passer avant un long moment. Ce livre est gravé en toi, en nous, maintenant

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