Mes amis, Mes amours

Mes amis, mes amours – Marc Levy

Pocket (15 mai 2007) – 337 pages

Présentation de l’éditeur

Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée.

Mon avisLu en janvier 2011

Encore un roman de Marc Levy à mon actif. Je n’en rate aucun et il ne m’en reste plus beaucoup à découvrir tant je les ai dévorés. 

C’est ici, et de loin, le roman de Levy que j’ai préféré jusqu’à maintenant. Il ressemble à tous les autres en ayant pourtant une différence : loin d’être centré sur une histoire d’amour en particulier, on trouve ici tout d’abord une formidable histoire d’amitié entre deux hommes. L’amour y est présent aussi, mais plusieurs personnages sont concernés. La complexité des personnages et de leurs situations respectives m’a beaucoup touchée et je me suis facilement identifiée à chacun d’eux au fil des pages.

Il y a d’abord Antoine, installé à Londres avec son fils Louis, et séparé de sa femme, cette dernière étant partie travailler à l’étranger. Puis il y a Mathias, vivant en France, mais dont la femme est partie s’installer à Londres pour poursuivre sa carrière, emmenant avec elle leur fille, Emily. On y trouve aussi Sophie, la fleuriste, amie d’Antoine, qui entretient une correspondance enflammée avec un secret admirateur … On rencontre également Yvonne, la tenancière du petit restaurant où Antoine et ses comparses ont l’habitude de se retrouver. Yvonne qui vit une secrète histoire d’amour avec un homme mystérieux … Sans oublier la jeune et jolie Audrey, journaliste de passage …

Un jour, Mathias, sur les conseils de son ami Antoine, vient vivre à Londres et reprend la petite librairie du quartier, dont le propriétaire prend sa retraite. A compter de ce jour là, rien ne sera plus pareil, pour aucun d’entre eux.

Comme à son habitude, Marc Levy nous plonge ici au coeur d’une formidable histoire, très émouvante et tellement réelle, qu’on a l’impression d’y être …

J’ai été ravie de lire ce livre, vraiment, et un peu nostalgique à l’idée de le refermer. J’ai donc eu envie de vous en faire partager quelques extraits :

« Sous la lumière pâle d’un réverbère de Bute Street, chacun écoutait le silence de l’autre ».
C’est une amitié inconditionnelle qui lie Mathias et Antoine, puisqu’ils se comprennent même sans se parler, encore plus proches que deux frères. Ce genre de lien est tellement fort qu’il est bon de le cultiver lorsqu’on a la chance d’en bénéficier.

« En dépit de sa pudeur, en dépit de ses refus, cet homme lui manquait. C’était fou d’ailleurs à quel point il lui manquait. Fallait-il donc que les gens s’éloignent pour que l’on se rendent compte de la place qu’ils prenaient dans nos vies ? »

La réponse à cette question est malheureusement oui, souvent, on ne se rend compte de l’importance des gens qu’à partir du moment où on les perd …

« C’est une lâcheté parmi d’autres. Un pas en arrière, un pas en avand, on confond excuses et prétextes et on se donne de bonnes raisons de s’interdire de vivre le présent ».
C’est Sophie que parle ici, lors d’une discussion avec Antoine sur son mystérieux amant. Mais loin de parler de ce dernier, c’est plutôt ses propres sentiments qu’elle évoque.

« Pouvoir tout effacer, oublier les promesses, recracher ce poison au goût de trahison. Combien de jours et de nuits faudrait-il, cette fois encore, pour cicatriser ? Surtout, ne pas penser maintenant aux week ends à venir. Réapprendre à contrôler les battements de son coeur quand on croit voir l’autre au détour d’un carrefour. Ne pas baisser les yeux parce qu’un couple s’embrasse sur un banc devant vous. Et ne plus jamais, jamais attendre que le téléphone sonne.

S’empêcher d’imaginer la vie de celui qu’on a aimé. Par pitié, ne pas le voir lorsqu’on ferme les yeux, ne pas penser à ses journées. Hurler que l’on est en colère, qu’on vous a trompée.

Que sera devenu le temps de la tendresse, des mais qui se croisaient quand on marchait ensemble ?« 

Ce sont là les pensées d’Audrey, la jeune journaliste éperdument amoureuse et malheureuse après avoir découvert une terrible vérité.

 » – Tu sais, j’ai repensé à ton vertige, ce n’est pas neutre comme problème. Tu as peur de grandir, de te projeter en avant et c’est ça qui te paralyse, y compris dans tes relations avec les autres. Avec ta femme, tu avais peur d’être un mari, et parfois, même avec ta fille tu as peur d’être un père. A quand remonte la dernière fois que tu as fait quelque chose pour quelqu’un d’autre que toi ?

Antoine appuya sur l’interrupteur de la lampe de chevet et se retourna. Mathias resta ainsi quelques minutes, silencieux dans l’obscurité ; il finit par se lever et, juste avant de sortir, regarda fixement son ami.

– Alors tu sais quoi ? Conseil pour conseil, j’en ai un qui te concerne, Antoine : laisser entrer quelqu’un dans sa vie, c’est abattre les murs qu’on a cosntruit pour se protéger, pas attendre que l’autre les enfonce. »

Cette conversation entre Mathias et Antoine est très émouvante je trouve et m’a énormément touchée. C’est un grand moment de confidences et de vérités pour les deux amis.

Publicités

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s