La cabane de l’enfer – Chevy Stevens

France Loisirs – 400 pages – Lu en novembre 2012

Présentation de l’éditeur

Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s’appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d’être enlevée. Son ravisseur l’emmène au cœur de la forêt et l’emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer…

Mon avis

Annie est agent immobilier. Le jour où elle décide de faire une journée porte ouverte pour vendre une maison, rien ne se passe comme prévu. A force d’attendre et de ne voir personne arriver, Annie finit par se décourager et s’apprête à rentrer chez elle. Contre toute attente, un client décide de se présenter à ce moment-là.

A peine Annie a-t-elle le dos tourné que cet homme, qui prétend s’appeler David, l’agresse et la fait monter de force dans son véhicule. Il l’emmène dans une cabane, au beau milieu de la forêt. Inconsciente lors du trajet, Annie sera incapable de savoir où cet homme l’a emmené.

La cabane est entièrement équipée pour avoir tout le confort nécessaire d’une vie à deux. David a tout prévu. Lorsqu’elle s’en rend compte, Annie comprend qu’il ne compte pas la libérer. Commence alors pour elle un véritable enfer. Soumise à des règles strictes, battue lorsqu’elle n’obéit pas, violée presque quotidiennement, Annie va devoir affronter son ravisseur et se plier à ses moindres désirs pour garder l’espoir de rester en vie. Elle ne comprend pas pourquoi il l’a choisie, elle. Pour toute réponse, il lui expose simplement que « l’occasion s’est présentée »…

J’étais loin d’imaginer les sévices qu’Annie serait amenée à affronter. Plus d’une fois, j’ai eu peur pour elle et avec elle. Mais l’horreur est loin d’être terminée. Ceux qui auront déjà lu le roman comprendront de quoi je veux parler.

Cette jeune femme à qui la vie souriait va ressortir de cette terrible épreuve profondément tourmentée. Celle qui reviendra de cet enfer n’aura plus rien à voir avec la Annie que tout le monde connaissait. Ayant perdu confiance en elle et en les autres, en proie à des peurs irraisonnées, Annie va se voir obligée de consulter un psy pour raconter son histoire.

C’est ainsi qu’au fil des séances, nous découvrons Annie aujourd’hui, avec ses peurs et ses angoisses. Elle relate ce qui lui est arrivée durant ces deux années, depuis son enlèvement jusqu’à la découverte du coupable par la police. Tout au long du roman, l’auteur a su maintenir le mystère autour de cet homme dérangé. Traumatisé durant son enfance, abandonné par sa mère biologique puis trop aimé par une mère adoptive aux tendances incestueuses, il se confiera peu à peu à Annie. D’une nature violente et colérique, se comportant en véritable macho, il fera d’Annie la parfaite maîtresse de maison. Devant toujours être tirée à quatre épingles, porter des tenues coquettes et féminines, mais toujours sans maquillage, elle aura pour mission de prendre soin de lui et de tenir propre leur habitation. Il va mettre en place aussi des rituels totalement improbables, interdisant par exemple à Annie de se servir des toilettes plus de quatre fois par jour.

J’ai été la spectatrice impuissante de la vie d’Annie aux côtés de ce monstre. Alors, le jour de sa « libération », j’ai eu tout comme elle du mal à y croire. Le dénouement est totalement inattendu et bien pire que ce à quoi on pouvait s’attendre.

C’est une lecture qui m’a beaucoup plu, de part le sujet et la façon qu’a eu l’auteur de poser l’intrigue. Depuis le temps que j’entendais parler de ce roman sur la blogosphère, je suis ravie d’en avoir enfin fait la lecture et pas mécontente d’avoir investi pour qu’il se retrouve dans ma bibliothèque.

Ce thriller a été également été édité aux éditions L’Archipel sous le titre « Séquestrée », avant d’être édité par France Loisirs avec comme titre « La cabane de l’enfer ».

Extraits

« Vous avez déjà dû tomber sur un de ces bouquins qui prétendent qu’on crée notre propre destin et que nos croyances sont uniquement la manifestation de nos actes. Il faudrait se balader à longueur de temps avec une bulle pleine de pensées joyeuses au dessus de la tête pour nager dans le bonheur et la félicité. Désolée, mais je n’y crois pas. Vous pouvez vous forcer tant que vous voulez à être heureux, une merde peut vous tomber sur le coin de la gueule à n’importe quel moment.

Non seulement elle vous tombe sur le coin de la gueule, mais elle vous écrase pour avoir été assez con de croire au bonheur et à la félicité. »

« Je me souviens d’avoir lu un jour que les oiseaux en cage ne partent pas tout de suite, même quand on leur ouvre la porte. Maintenant, je sais pourquoi. »

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2 réflexions au sujet de « La cabane de l’enfer – Chevy Stevens »

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