L’instinct maternel

Le Masque (Avril 2002) – 381 pages

Présentation de l’éditeur

Il peut se passer d’étranges choses quand une femme désire un enfant coûte que coûte, au point de ne reculer devant rien.

Au point d’en perdre la raison.

Mais sans bébé point d’héritage, c’est écrit dans le testament de feu-monsieur-le-mari-qui-s’est-cassé-le-cou-dans-l’escalier. Alors,n’est-ce-pas ? La veuve doit ruser, inventer des stratégies de remplacement au risque de se fourvoyer dans le crime.

Pourquoi, par exemple, ne pas enlever, puis séquestrer une jeune femme enceinte à laquelle personne ne s’intéresse et dont la disparition passera inaperçue ?

Pour quoi ne pas attendre sagement qu’elle accouche pour lui voler son bébé ? Voilà qui paraît beaucoup plus simple que de souffrir les inconvénients d’une grossesse tardive ! Un roman d’une méchanceté revigorante, qui oscille entre l’humour noir et la férocité.

Biographie de l’auteur

Née en 1969, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Après avoir été élève à l’école du Passage à Paris, elle exerce quelque temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre L’esquimau qui jardinait. En 2002, son premier roman, L’Instinct maternel, lui vaut de recevoir le Prix Cognac avant d’être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d’Aventure pour Un bel âge pour mourir, tout récemment adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S’ensuivent Duelle en 2005, La Mort en écho en 2006, Illustre Inconnu en 2007, Le Bonheur sur ordonnance en 2009 et La Brûlure du chocolat en 2010. Aujourd’hui, ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe.

Mon avis

Richard et Jeanne Tavier avaient tout pour être heureux. Du moins en donnaient-ils l’apparence. Mais ce mariage arrangé a vite tourné au cauchemar pour Jeanne qui, incapable de donner un héritier à Richard, se retrouve reléguée au rôle d’épouse modèle dans la société, et celui d’une inconnue dans l’intimité. Son mari multiplie les aventures et les conquêtes, jusqu’à ce jour où il finit par tomber amoureux d’une de ses maîtresses. Lorsqu’elle l’apprend, Jeanne devient comme folle et provoque l’accident qui coûtera la vie à Richard. Elle qui pensait pouvoir être à l’abri du besoin se rend compte, à la lecture du testament, que Richard ne lui a rien laissé. En effet, il a tout légué à une certaine Suzanna Da Costa, sans doute la femme dont il était tombé amoureux. Mais il subsiste un espoir : le père de Richard avant mentionné dans son propre testament que la moitié de sa fortune reviendrait à un héritier mâle. Jeanne met alors en place un plan machiavélique pour arriver à ses fins, sombrant peu à peu dans la folie.

Parlons un peu plus des personnalités de nos personnages principaux.

Richard Tavier est un homme riche et reconnu dans son milieu. Il a sorti Jeanne de la misère en l’épousant, à condition qu’elle puisse lui donner un fils. Tout a été tenté, mais en vain, Jeanne est incapable d’avoir un enfant. Richard la délaisse alors peu à peu, multipliant les conquêtes et continuant à s’afficher avec Jeanne comme un couple modèle lors des différentes réceptions auxquelles ils assistent.

Jeanne était persuadée d’être à l’abri du besoin auprès de Richard. Cette tension au sein de leur couple et l’éloignement de Richard lui pèsent, mais elle préfère se taire et endurer cette souffrance en silence. Pourtant, un jour, c’en est trop pour elle. Lorsqu’elle apprend par Edwige, sa meilleure amie, que Richard s’est sans doute attaché à sa dernière maîtresse, elle décide de provoquer une discussion. Mais Richard refuse la confrontation, ce qui va mener Jeanne à commettre l’irréparable.

C’est à la mort de Richard que tout bascule. On se rend compte à quel point Jeanne a l’esprit dérangé. Mais lorsqu’elle apprend qu’elle risque de perdre l’héritage au profit de la maîtresse de Richard, Jeanne devient totalement folle. Elle se met alors en tête d’aller voir cette fameuse Suzanna et de lui régler son compte. Mais quand elle se rend compte que Suzanna porte l’enfant de Richard, elle fait mine de la prendre sous son aile et la conduit dans son immense demeure. Pour Suzanna, qui ne comprend pas un mot de ce qui lui raconte Jeanne, le monde a basculé. Elle vient d’apprendre que l’homme qu’elle aime n’est plus. Bouleversée, elle suit Jeanne les yeux fermés, incapable de réagir ni même de se douter de ce qui l’attend.

Plus on avance dans le roman, plus on assiste à la descente aux enfers de Jeanne. Cette dernière sombre de plus en plus dans la folie, se montrant violente et sans pitié. Pourtant, certains comportements finiront par la trahir.

Je n’ai pas vraiment été emballée par ma lecture. L’auteur, que j’ai rencontré lors d’une séance de dédicaces, m’avait pourtant avertie : c’était son premier roman, et de loin pas le meilleur … il me tarde de lire une autre de ses œuvres. Un roman policier intéressant, quelques fois palpitant, mais somme toutes un peu trop « léger » pour moi.

Lu en Septembre 2012

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