Je renaîtrai de vos cendres

Flammarion (janvier 2012) – 243 pages

Présentation de l’éditeur

Shosha est en terminale. Voici son journal et plus encore.

Shosha se sent comme un volcan prêt à cracher à tout moment ses laves brûlantes. Depuis qu’elle est née, c’est plus fort qu’elle, tout l’écœure et l’enrage.

Que comprendre de ce feu intérieur qui l’embrase et l’épuise ? Comment faire le choix de la vie, et surtout en cette année où l’Histoire la rattrape ?

Biographie de l’auteur

Elisabeth Brami est née à Varsovie. Après des études supérieures de lettres et de sciences humaines, elle devient psychologue. Elle exerce ce métier depuis 1974, dans un Hôpital de Jour pour adolescents de la région parisienne. Mariée et mère de trois enfants, elle devient « auteur jeunesse » en 1990 et est alors publiée chez Bordas. Depuis cette date, elle n’a cessé d’écrire et certaines de ses oeuvres ont été traduites aux Etats-Unis, en Allemagne et au Japon. Elisabeth Brami est adhérente à la charte des auteurs et illustrateurs de jeunesse et participe à des animations et ateliers d’écriture.

Mon avis

Shosha est une jeune fille en colère. Comme toute adolescente, elle est en colère contre le monde entier. Et elle tient à le faire savoir. Ce livre est présenté comme son journal intime. Elle y écrit tout ce qu’elle vit, tout ce qu’elle ressent. On fait la connaissance, au fur et à mesure, d’une jeune fille fragile et touchée par son histoire familiale, histoire qu’on a toujours voulu lui cacher mais qu’elle a découvert malgré elle. Cette année de terminale est une année cruciale pour elle. C’est non seulement la dernière année de lycée, mais c’est aussi une année où l’on aura de cesse d’évoquer un pan de l’Histoire, celui de la seconde guerre mondiale et des camps de concentration. Mais pourquoi Shosha se sent-elle autant concernée ?

Dans son journal, Shosha parle beaucoup de son oncle Yanek, celui qui s’est pendu dans la chambre même qui lui a été attribuée. Il y a de quoi avoir la chair de boule et en faire des cauchemars. Mais un mystère entoure cet oncle et son décès, quelque chose que l’on ne dit pas, que l’on ne veut pas lui dire.

Shosha nous présente sa vie telle qu’elle la perçoit. Elle parle de ses parents, qui, selon elle, n’ont jamais vraiment voulu d’enfant. Elle parle de ce qu’elle a vécu depuis sa petite enfance jusqu’à aujourd’hui et de comment elle a ressenti toute cette partie de sa vie. Cette colère qui bout en elle lui paraît insurmontable. Comme beaucoup d’ados, l’écriture est un exutoire. Elle se sent très concernée, bizarrement, par le sort qu’ont dû subir les juifs durant la guerre. Shosha tente de comprendre pourquoi ça la touche autant et va tomber sur un secret de famille bien lourd. Elle va alors comprendre le sens de son prénom.

Une découverte pour moi, grâce à Mélo qui, une fois de plus, a fait voyager un de ses livres. Je suis ravie de cette découverte. J’ai trouvé ce livre très intéressant, de part le sujet difficile mais aussi la façon dont celui-ci est abordé. L’histoire de cette jeune adolescente mal dans sa peau est émouvante. Je me suis un peu retrouvée en elle parfois. Lequel ou laquelle d’entre nous ne s’est il jamais posé de questions similaires à celles de Shosha ? N’avez vous jamais ressenti cette colère inexplicable durant votre adolescence ? Le mystère autour des origines de Shosha la fragilise encore plus. Son caractère bien trempé lui permet de trouver le courage de tenir tête aux adultes et de persévérer pour trouver les réponses à ses questions. Le titre, malgré la dureté de ce que je vais pouvoir dire, est, il me semble, on ne peut plus adapté, puisque Shosha est née dans une famille juive, et tout le monde sait bien quel sort leur a été réservé durant la guerre … En somme, une très jolie lecture. Merci Mélo !

 

Lu en juillet 2012

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4 réflexions au sujet de « Je renaîtrai de vos cendres »

  1. J’avais déjà lu un avis sur ce livre et il m’avait fortement intriguée. Je crois savoir qu’il fait partie d’une collection centrée sur les sentiments et que celui-ci représente donc, en toute logique d’après ce que tu en dis, la colère. J’aimais bien cette idée, donc je retiens le titre, sait-on jamais 🙂

    • Tout d’abord merci pour ton passage et pour ton commentaire.
      Je ne savais pas qu’il faisait partie d’une collection, j’ai eu la chance de le découvrir lors d’une action « Livre voyageur » chez une amie bloggeuse.

  2. Je t’ai répondu sur mon blog, merci d’ailleurs du passage 🙂
    Ceci étant dit, ce livre fait partie de ceux que j’aimerais beaucoup découvrir, à l’occasion. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir le chroniquer ni de me le procurer depuis, mais un jour, pourquoi pas !

    • Je n’ai pas vu ta réponse encore. Merci à toi aussi du passage 🙂 Je passe toujours sur les blogs des que je suis notifiée d’un nouvel article, mais je ne réponds pas forcément ^^

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