Deuils de miel

 

Pocket (Octobre 2010) – 340 pages

Présentation de l’éditeur

Une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Pour le commissaire Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

Cet ouvrage a reçu le prix Sang d’Encre des lycéens

Mon avis

Franck Sharko a repris du service. Après un nouveau drame familial, le voilà à nouveau membre à part entière de l’équipe du 36. Encore une fois, il va être aux trousses d’un assassin impitoyable, qui va le conduire tout droit en enfer.

Tout commence sur une rétrospective des derniers mois, au moment où Sharko perd une fois de plus sa femme. Malheureusement, il ne m’est pas possible d’en dire plus sans faire de spoiler. Je laisse donc les intéressés découvrir eux même les faits.

Cette nouvelle enquête va l’ébranler, mais Sharko mettra tout en oeuvre pour retrouver l’assassin. Nous avons ici affaire à un psychopathe qui mène un jeu de piste, semant des indices derrière lui pour qu’on puisse l’atteindre. Un homme que l’on découvrira profondément perturbé par des évènements liés à sa vie familiale.

Le premier cadavre est retrouvé dans une église. C’est celui d’une femme, entièrement nue, totalement rasée, présentée à genoux et les yeux fermés dans le confessionnal. Aucune trace visible d’une quelconque violence. Mais à l’autopsie : ses organes ont comme implosés. Ce que l’enquête va mettre à jour dépasse tout entendement.

On retrouve dans cette enquête un Franck Sharko encore plus fragilisé par un nouveau drame familial. Sa force mentale a quitté l’homme qu’il était et il ne la retrouve qua dans l’exercice de ses fonctions. Lorsqu’il est sur le terrain, Sharko n’est plus le même. Poussé par la rage, il donne tout ce qu’il a pour mener l’enquête et va au bout de ses limites. En dehors de son travail, Sharko n’est plus que l’ombre de lui même. Une fois isolé chez lui, il perd tous ses moyens et c’est un Sharko malade et affaibli que l’on découvre.

Sur cette affaire, il va devoir travailler avec le commissaire Del Piero, une jeune femme rousse très professionnelle, qui possède beaucoup d’aplomb et de caractère mais sait aussi faire preuve d’une grande sensibilité. Encore une fois, Sharko va être épaulé par un personnage féminin, comme c’était déjà le cas lors de sa première aventure.

On retrouve également les mêmes personnage que dans « Train d’enfer pour ange rouge », à savoir l’équipe du 36 : le divisionnaire Leclerc, le jeune inspecteur Sibersky, le médecin légiste Van de Veld.

Lorsqu’on retrouve Sharko au début de « Deuils de miel », on se souvient bien de la façon dont on l’a quitté lors du roman précédent. La surprise est alors grande lorsqu’on constate que le bonheur qui lui avait été restitué vient une nouvelle fois de lui être enlevé. On peut dire que sa vie a volé en éclats. Avec cette nouvelle révélation, on ne peut que s’attacher encore plus au personnage. Torturé et malade, il va évoluer tout au long du roman, mais pas vraiment dans le bon sens … On va vite être mis au parfum du mal qui le ronge et se rendre compte qu’il a de véritables problèmes de personnalités.

Quant à l’évolution de l’enquête elle même, ici encore, tout comme dans « Train d’enfer pour ange rouge », aucun temps mort. L’auteur ne nous laisse pas de répit. Depuis la découverte du premier corps, on se retrouve projetés tête en avant dans une course folle, sur la piste du tueur, derrière les pas de Sharko.

Franck Sharko est au centre de ce roman. Il monopolise beaucoup l’intrigue. Une fois encore il prend de gros risques et joue beaucoup en solitaire. Je ne peux donc faire autrement que de parler sans arrêt de son personnage.

Le tueur, quant à lui, est représenté par un personnage calculateur, manipulateur, qui va prendre un malin plaisir à conduire l’équipe du divisionnaire Leclerc sur un macabre jeu de piste. C’est quelqu’un qui a subit de graves traumatismes dans son enfance et qui veut aujourd’hui régler ses comptes avec ceux qui lui ont fait tant de mal. Plus l’enquête avance, plus on le découvre, et plus on le comprend aussi, contre toute attente… Mais la fin réussit à être suprenante.

Je ne tarirai pas déloges au sujet de ce roman. J’ai adoré retrouvé Franck Sharko. Son personnage m’a beaucoup touchée, c’est quelqu’un que j’aurais envie de rassurer et de protéger. La vie ne lui a rien épargné, c’est ce qui fait sa force mais aussi sa faiblesse.

L’intrigue est très bien mise en place, sordide à souhaite. Le tueur fait preuve d’une douce violence, si je peux me permettre. Chacune de ses victimes est torturée et tuée à petit feu, tout est calculé à la seconde près et en fonction des agissements de la police. Tout est maîtrisé par l’assassin. L’incroyable jeu de piste est impressionnant de par sa perfection.

J’ai envie de dire : merci et bravo Monsieur Franck !

Lu en Août 2012

2/20

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2 réflexions au sujet de « Deuils de miel »

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