Train d’enfer pour ange rouge

 Pocket (2011) – 436 pages

Présentation de l’éditeur

Un cadavre en morceaux est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au coeur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

Biographie de l’auteur

Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ingénieur en nouvelles technologies de formation, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l’auteur de Train d’enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail, 2003), La chambre des morts (Le Passage, 2005), Deuils de miel (La Vie du Rail, 2006), La forêt des ombres (Le Passage, 2006), La mémoire fantôme (Le Passage, 2007), L’anneau de Moebius (Le Passage, 2008) et Fractures (Le Passage, 2009). La chambre des morts, adaptée au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le prix SNCF du polar français 2007. L’ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes. Après Le Syndrome E (2010), Gataca a paru aux éditions Fleuve Noir en 2011.

Mon avis

C’est une bien sordide histoire que nous présente ici Franck Thilliez. Un tueur en série machiavélique met en scène chacun de ses meurtres de façon obscène et perverse.

Le commissaire Franck Sharko, chargé de l’enquête, va pénétrer dans ce monde des ténèbres propre aux assassins sanguinaires. Il va traquer sans relâche ce meurtrier, qu’il va vite surnommer l’Homme sans visage. Mais Sharko va s’apercevoir que l’assassin en a après lui, et que toute cette mascarade n’est pas le fruit du hasard.

Je n’aurai qu’une envie, c’est celle d’évoquer uniquement et simplement Franck Sharko, le pillier de ce roman, mais il n’est pas le seul à avoir joué un rôle important.

Franck Sharko, commissare de police à Paris, est un personnage comme je les aime. C’est un homme triste, en colère et solitaire depuis la disparition de sa femme six mois plus tôt. Un kidnapping, il semblerait. Mais aucune demande de rançon n’a été faite jusqu’ici. Sharko n’arrive pas à oublier, il n’a de cesse de chercher et d’essayer de comprendre ce qui a bien pu arriver à Suzanne. L’enquête dont il va être chargé va le mener tout droit en enfer, lui révélant petit à petit des indices sur cette mystérieuse disparition.

Doudou Camélia, la voisine de Franck Sharko, une veuve africaine doté d’un don de voyance, va lui apporter tout son soutien à sa manière. Car Doudou Camélia ressent les choses et elle sait que quelque chose de terrible va arriver. Elle essaye de mettre Sharko en garde, mais il est difficile pour lui d’interpréter les nombreuses litanies de Doudou Camélia. Tout lui semblera clair une fois qu’il sera trop tard.

Il y a aussi Elisabeth Williams, chargée d’établir le profil du tueur, qui va rester aux côtés de Franck alors que plus personne ne croit en lui. Elisabeth croit aussi en Doudou Camélia. Elle sera pour Sharko sa meilleure alliée dans cette enquête.

Sans compter le jeune lieutenant Siberski, tout juste père de famille. En poursuivant l’enquête aux côtés de Franck Sharko, il va mette en péril sa vie malgré ses nouvelles responsabilités familiales.

Entre son travail et sa solitude, Franck Sharko n’a plus rien. Depuis qu’il a perdu sa femme, c’est comme si il avait perdu son âme. Lorsque cette enquête prend une tournure un peu trop personnelle, à l’encontre des ordres de son supérieur, Sharko va poursuivre ses investigations, persuadé de tenir quelque chose. Il a bien conscience de s’enfoncer un peu plus dans l’antre du mal, mais le secret sur la disparition de sa femme est au bout du tunnel, et Franck Sharko n’est pas près d’abandonner.

Il n’y a aucun temps mort dans ce roman. J’ai été bouleversé par le déroulement des évènements tout au long de ma lecture. A tel point qu’une fois terminé, j’ai été incapable de penser à autre chose, ni même d’écrire ma chronique, encore moins de choisir ma prochaine lecture.

Je me souviens avoir lu deux romans de Franck Thilliez, mais je n’avais plus le souvenir, par contre, d’une telle douleur. Les émotions ont été telles que j’ai même réussi à verser une larme !

Extrait

« Le plus inquiétant, c’était cette substance visqueuse qui engluait mes pensées jusqu’à m’empêcher de m’évader vers des cieux plus doux. Je me sentais persécuté et cette volonté que je rassemblais puor chasser l’être s’appropriant mon âme, consommait toute mon énergeie. Je percevais des filaments d’affliction se tisser en moi, emprisonner mon esprit dans le réseau complexe de la folie. Oui … A entendre cette voix, à me trouver incapable de chasser ces images qui me coupaient du monde matériel, je crus que je devenais fou. »

Lu en Juillet 2012

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